Le printemps annonce le retour des martinets

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LE PRINTEMPS ANNONCE LE RETOUR DES MARTINETS

Comment soigner et nourrir un martinet !

 

Le martinet noir aime nicher dans les cavités des monuments et sous les toits des hautes maisons.

 

Au printemps et au début de l'été, c'est la saison de leurs amours et ses cris aigus remplissent le ciel des villes, villages et campagnes pendant que les mâles poursuivent les femelles de leur vol rapide et infatigable.

 

Au printemps et au début de l'été, c'est la saison de leurs amours et ses cris aigus remplissent le ciel des villes, villages et campagnes pendant que les mâles poursuivent les femelles de leur vol rapide et infatigable.

 

D'avril à août, maman martinet a le temps de pondre 2 à 4 œufs et les petits de grandir et d'apprendre à voler afin la saison venue de prendre avec les parents le chemin du Sud.

 

Régulièrement pourtant, il arrive qu'un jeune martinet dégringole de son nid et son recueilli par de généreuses personnes pleines de bonne volonté mais qui ne savent que faire.

 

C'est à leur intention que nous publions les photos et explications qui suivent.

 

Les martinets sont de magnifiques oiseaux taillés pour les grands espaces, leur vitesse est prodigieuse et dépasse les 120 Km/h, la puissance de ce vol est tel qu'ils peuvent rester des jours sans se poser. On prétend même qu'au coucher du soleil, ils se réunissent par bandes, montent très haut dans le ciel et n'en redescendent que le lendemain matin.

 

Cette puissance de vol, le martinet le doit à ses ailes qui peuvent atteindre jusqu'à 45 cm de longueur. Revers de la médaille, lorsqu'un martinet tombe du nid avant d'avoir les ailes suffisamment développées pour voler, il est voué à une mort certaine à moins qu'une âme charitable lui porte secours et là encore, il n'est pas sauvé pour autant.

 

Alors que nombre d'oisillons acceptent facilement la becquée, le jeune martinet s'y refuse totalement et fait la grève de la faim.

 

Il doit peut être cette particularité à sa race qui est très peu sociable. Par ailleurs, ce genre de passereau est accoutumé à manger et à boire ce qu'il rencontre en plein vol et non ce qu'il peut trouver au sol. L'avoir recueilli pantelant ne signifie pas qu'il est sauvé, la présence humaine lui coupe l'appétit et il se laissera mourir de faim plutôt que de gober ce qu'on lui offre.

 

 

Deux options s'offrent à vous :

Le déposer au Centre de revalidation des espèces animales vivant à l'état sauvage "Le martinet ASBL, Fond Marie 53 à 4910 Theux, GSM 0496768355, Internet : www.lemartinet.be .

 

Ce centre est une véritable providence pour les petits tombés des nids et pour les grands martinets qui, une fois au sol, n'arrivent plus à décoller. Confié le plus rapidement possible, votre martinet en détresse au Centre de revalidation

 

Le martinet vous évitera maints déboires et dans 99% des cas, il sera sauvé. De plus, vous serez informé de l'endroit et du jours où il sera relâché.

Si malgré ce qui précède, vous souhaitez tenter de nourrir et sauver votre martinet, il va falloir recourir à votre imagination. L'un des moyens de le nourrir est de vous procurer une fine seringue en plastique ± 4mm de diamètre, couper l'extrémité côté aiguille. Une fois le travail effectué, il vous reste un tube avec piston. Il vous reste à trouver un nid de fourmis, prélever les œufs, les introduire dans le tube de la fine seringue, l'introduire dans le gosier du martinet et appuyer doucement sur le piston, pas trop (voir planche).

 

A raison de 4 becquées par jour, on peut ainsi élever en attendant le jour où il aura assez de vigueur pour retrouver la liberté.

 

S'il vous plaît, ne vous persuadez pas que vous pouvez l'apprivoiser, ces éléments sont l'air, le souffle du vent et la liberté. Pour s'envoler, il faut le poser sur une hauteur afin qu'il puisse se jeter dans le vide.

 

 

Christiane ROUFOSSE