L'inquiétante mode des furets et autres animaux de compagnie

Leon Roufosse© 2009 • Privacy Policy • Terms of Use

L'INQUIETANTE MODE DES FURETS ET AUTRES ANIMAUX DE COMPAGNIE ....

Ils seraient aujourd’hui plus de 300000 dans les foyers belges ! Ce qui fait de ce petit carnivore, longtemps utilisé par les chasseurs pour déloger les lapins de leur terrier, le 3ième animal de compagnie derrière les chiens et les chats.

 

Variété domestique du putois, le furet se décline en plusieurs couleurs : blanc, crème, brun, bicolore et parfois tricolore. Il peut être à poils long, mi-long ou court. Il se vend entre 30 et 400 € auprès des particuliers, chez des éleveurs professionnels et dans de nombreuses animaleries. Un écart de prix important en fonction de l’origine de l’animal, de sa couleur, de sa longueur de poils ou de la malhonnêteté du vendeur ect…

 

Adulte à 4 mois, sa durée de vie est de ± 12 ans. Carnivore, il se nourrit aussi d’œufs et de fruits.

 

La plupart des personnes qui les achètent les nourrisse avec des croquettes de chiens ou de chats. Cette nourriture n’étant pas adaptée provoque souvent des troubles digestifs.

 

Les animaleries et les vendeurs de furets les vendent souvent pour des jeunes enfants. Qui n’a pas déjà vu des enfants et même des adultes de tout âge qui se baladent en ville en traînant derrière eux un malheureux furet harnaché et suspendu au bout d’une laisse « le vendeur a oublié de prévenir qu'un furet n'est pas un jouet et qu'il ne se sort pas comme un chien."

 

Il a aussi omis d’’expliquer que ce petit carnassier fait beaucoup de bêtises, qu’il adore le plastique et plus particulièrement les fils électriques dont les isolants ont le goût du poisson. De la famille des putois, la femelle dégage une très forte odeur à l’époque des chaleurs. Quand au mâle, sa désagréable odeur est présente toute l’année.

 

En découvrant tout ce qui précède, de nombreux propriétaires de furets les abandonnent lâchement dans la nature et même dans les milieux urbains.

A Liège, dans le quartier des Oblats, il y a pratiquement autant de furets sans maître que de chats errants.

 

Son succès est du à Internet où de nombreux forum lui sont consacrés. Mais, ce sont surtout les publicités des fabricants de produits cages, hamacs, jouets, nourriture, friandises, harnais, laisses, accessoires de transports, … qui ont trouvé avec ce petit animal un nouveau marché pour se remplir les poches.

 

Ces individus n’hésitent d’ailleurs pas à se faire des gros sous en présentant également à la vente ce qu’ils n’hésitent pas à appeler les nouveaux animaux de compagnie : souris, rats, lapins, chinchillas, tortues, araignées, scorpions, serpents, iguanes, amphibiens, insectes du bout du monde etc… Certaines espèces de ces animaux exotiques peuvent parfois transmettre des maladies inconnues en Europe pour lesquelles les médecins belges n’ont pas d’antidote.

 

Un autre volet mérite réflexion, si 50% des ces animaux sont nés en captivité et vendus avec des documents en bonne et due forme, les 50% restant ont été importés illégalement. Cela s’appelle les trafics animaliers, le 3ième trafic le plus important après les armes et la drogue.

 

Les nombreux animaux qui arrivent chez nous par ces filières clandestines ne sont pas vaccinés et encore moins identifiés.

 

Beaucoup sont malades, certains porteurs de maladies transmissibles à l’humain.

 

Les petites tortues Grecques, tortues de Reiman et autres venues illégalement d’Indonésie, de Grèce ou d’Afrique du Nord sont toutes atteintes de rhinite et meurent dans d’horribles souffrances.

 

La détention de serpents, d’araignées, de scorpions, d’oiseaux, de tortues et nombreux autres animaux est encadrée par la loi.

 

Ne devenez pas contrevenant ou complice de honteux trafics en achetant des animaux illégalement.

 

Si vous avez un doute demandé conseil à votre vétérinaire.

 

L. Liégeois