Encore un troupeau de petits veaux et de vaches décimées dans des circonstances atroces

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Encore un troupeau de petits veaux et de vaches décimées dans des circonstances atroces

Un fermier de Heusy qui avait laissé mourir de faim et sans soin ses 14 bêtes a bénéficié de la suspension du prononcé à la demande de son avocat qui n’a pas l’air d’être au courant de la loi qui protège les animaux et qui lui a trouvé l’excuse d’être démuni et d’être dans la précarité.

 

Pourtant, l’individu avait déjà reçu plusieurs contrôles des services concernés entre autres de la police et de la région Wallonne suite à une plainte et qui auraient constaté après plusieurs interventions qu’il y avait des carcasses de petits veaux et de vaches disséminées un peu partout dans la propriété. Outre les cadavres, il y avait une odeur nauséabonde qui émanait d’un tas de fumier. Les avertissements des services compétents étaient restés lettre morte.

 

Ce fermier était responsable de ses animaux, de leurs soins et de leur bien-être. Ils lui rapportaient de l’argent. S’il est incompétent et jeanfoutre, c’est son problème ! Mais alors il devait trouver des solutions et il y en a pour que ses bêtes soient sauvées. Ces malheureux animaux sont un capital et d’autres fermiers auraient été intéressés de les racheter, des associations de protections des animaux auraient également pu les accueillir.

 

Il est simpliste de toujours dédouaner certains fermiers incompétents et cruels avec leurs animaux en invoquant leur désintéressement par la misère, le dérivement, entre autres, il y a toujours des moyens de s’en sortir surtout lorsque la vie des animaux en dépend. Nul n’a le droit de laisser périr ses bêtes.

 

Certains fermiers se plaignent parfois que cela n’est pas facile tous les jours et pourtant, ceux qui ont du respect pour leurs bêtes trouvent des solutions. Ce sont les courageux, ceux qui défendent leur métier et souvent celui de leurs parents.

 

Ce qui est ignoble, c’est que le fermier d’Heusy devait être condamné pour des cruautés graves et caractérisées à l’encontre de ses animaux car la loi qui protège les animaux a été bafouée et non respectée. La sentence rendue dans cette affaire par un tribunal nous donne une idée de notre justice. Ce fermier ose poser dans le journal et démontre par ce fait qu’il est loin de mourir de faim.

 

Christiane ROUFOSSE