Après les loups, l'aigle royal

Leon Roufosse© 2009 • Privacy Policy • Terms of Use

FRANCE : Après le loup, le lynx, l'ours et l'aigle royal dans le collimateur.

Chaque loup couterait plus de 40 milles euros à la communauté française et est devenu un véritable problème de société qu’il est urgent de régler clament haut et fort les éleveurs d’ovins, de caprins et même de bovins.

 

Pour remédier à cette situation, le plan d’action prévoit que les éleveurs, bergers et même fermiers, après une formation spécifique, pourront abattre sans autre forme de procès tout loup qui s’approcherait des troupeaux. Tir de rencontre, cela signifie tir à vue, même si le loup ne manifeste pas d’agressivité. Pour les bergers et les éleveurs, le loup est un nuisible qui doit être éliminé et s’ils obtiennent l’autorisation de les abattre à vue, la survie des quelques 250 loups parait bien menacée. Même si, le décret stipule que ces abattages (ou massacre) restent évidemment dans le cadre d’animaux à prélever fixé par le plan des régularisations.

 

Le loup est une espèce protégée par la convention de Berne, malheureusement l’article 9 stipule que s’il y a surpopulation d’une espèce protégée la partie contractante, lisez la France, le pays concerné pourra prendre des mesures pour réguler la surpopulation. A condition de ne pas utiliser les moyens interdits précisés dans l’annexe 4 de ladite convention. Or en lisant cette annexe avec attention, on peut constater que la chasse n’y figure hélas pas et les opérations de tirs à vue peuvent être mises en œuvre par les éleveurs, les bergers et les fermiers ayant suivis la formation et obtenu un permis de chasse.

 

L’aire de répartition du loup en France s’étend essentiellement dans les massifs montagneux et il arrivé que faute de prédateurs, les herbivores sauvages se reproduisent en excès et broutent si intensivement qu’il ne reste plus assez de pâturages pour les bovins, ovins et caprins. Peut-être la présence des loups pourra-t-elle enfin équilibrer la situation !

 

 

Le lynx menace la chasse aux chevreuils

 

Le lynx est un discret et redoutable chasseur sachant parfaitement profiter du biotope forestier. Il se déplace sans bruit. Sa victime chamois, chevreuil, lièvre ne voit pas venir son attaque. A telle point, que les chasseurs le considère comme un dangereux rival, chiffre à l’appui et ils avancent comme argument que le plan de chasse au chevreuil du Jura est passé de 7850 animaux pour la saison 1999-2000 à moins de 500 pour la saison 2007-2008 et sur leur lancée, ils ajoutent où le lynx est présent en permanence, les populations de chevreuils ont chuté de plus de 60%.

Dans certaines régions, le nombre d’animaux prélevés par les lynx est supérieur au quota fixé par le plan de chasse. A tel point, que dans certains secteurs, la chasse n’est plus possible et son impact sur les populations de chamois et de chevreuils est si important qu’il représente une menace pour la survie de cette espèce.

 

Le lynx est présent en France sur tout le territoire montagneux de l’Hexagone. Il s’étend dans le Jura et dans les Alpes.

 

Les chasseurs exigent que le gouvernement prenne les mêmes mesures pour le lynx que pour le loup.

En conclusion, les chasseurs français supportent mal la concurrence du lynx et du loup et souhaitent leur disparition pure et simple et font feu de tout bois pour obtenir gain de cause.

 

Les ours pyrénéens dont la présence est insupportable pour les éleveurs ovins. Ils auraient attaqué et tué ± 300 animaux en 2012 et les grands rapaces aigles royaux et vautours fauves qui fondent sur les petits chevreuils, cabris, chamois, lièvres à des vitesses étonnantes sont bons aussi à être éliminés.

 

Pour nous, amis des animaux, toute chasse est une pratique condamnable.

 

 

Christiane ROUFOSSE